Les produits Goldmoney Personal, Business et Wealth figurent parmi les premiers à être reconnus conformes à la nouvelle norme charia de l'or,...
...établie par l’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), en collaboration avec le World Gold Council, a élaboré la norme charia sur l’or, dont on peut attendre qu’elle élargisse l’usage de l’or dans le monde musulman. La plateforme de Goldmoney permet aux particuliers d’utiliser l’or comme monnaie et comme réserve de valeur de manière extrêmement efficace.
J’ai personnellement participé à cette initiative dès le départ, et ma motivation est double. La première, évidente, est d’étendre la portée des produits de Goldmoney à un marché de 1,7 milliard de personnes ; la seconde, peut-être moins évidente, est mon souhait personnel de permettre aux gens ordinaires de se protéger de l’effet de transfert de richesse induit par la dévaluation monétaire. Je veux donc m’assurer que tous ont accès à l’or comme moyen de paiement et d’épargne, et je considère par conséquent la conformité de Goldmoney à la nouvelle norme islamique sur l’or comme une avancée majeure.
L’or est l’un des six biens ribawi (les autres étant l’argent, le sel, le blé, les dattes et l’orge), qui constituent les denrées de base de la vie. Des règles strictes s’appliquent aux biens ribawi afin d’éviter l’injustice et l’inégalité entre les parties à une transaction. Ainsi, tout au long de l’histoire islamique, l’or a eu une signification particulière, à la fois comme marchandise et comme monnaie. Logiquement, on admet que l’or diffère de la monnaie émise par les États. Par conséquent, la possession légitime de sa propre monnaie, par exemple au moyen d’un compte ou d’un Holding Goldmoney, est différente du fait d’être créancier d’une banque.
Pour tous les épargnants, la propriété des dépôts bancaires manque de clarté, et pas seulement dans l’esprit des musulmans. Nous ne pouvons pas savoir avec certitude dans quelle mesure la méfiance envers les banques et leur monnaie dissuade les musulmans d’ouvrir un compte bancaire, mais il serait erroné de l’écarter entièrement. Ce serait aussi nier l’une des bonnes raisons du succès de la finance islamique.
Outre la question des dépôts bancaires, les monnaies émises par les États posent un problème pratique : nombre d’entre elles perdent du pouvoir d’achat plus rapidement que le dollar. Le graphique ci-dessous illustre cette perte pour les monnaies de quelques grands pays islamiques, avec le dollar à titre de comparaison, le tout par rapport à l’or, depuis 1969, l’année précédant l’abandon de l’étalon-or par le dollar.
Notez que l’échelle des prix du graphique est logarithmique, ce qui signifie que ces pertes sur la durée sont bien plus importantes qu’il n’y paraît. Les musulmans de ces pays ont subi une dépréciation monétaire plus forte, mesurée en or, que mesurée en dollars américains, et le dollar américain a perdu près de 97 %. En bref, les gens ordinaires ont été très mal lotis en conservant leur épargne en monnaie émise par l’État.
On peut supposer que cet historique les dissuade fortement de le faire et constitue une bonne raison d’utiliser l’or à la place, en particulier pour les dépenses d’investissement. Des réseaux de prêteurs sur gages existent à cette fin dans des pays comme l’Indonésie, permettant aux gens de mobiliser leur épargne. En effet, sans or, il est pratiquement impossible aux pauvres de constituer l’épargne nécessaire pour financer des dépenses d’envergure, comme le Hajj, le pèlerinage à La Mecque que tout musulman est censé accomplir au moins une fois.
La fin des espèces
Il ne fait guère de doute que les gouvernements de ces pays souhaitent encourager les personnes non bancarisées à ouvrir un compte bancaire et supprimer entièrement les espèces. Les pays musulmans sont devenus des États à deux vitesses, avec des villes modernes à un extrême et une économie fondée sur les espèces à l’autre. Une grande part de l’activité économique n’est pas enregistrée, et le simple fait de l’intégrer aux statistiques officielles du PIB devrait stimuler la croissance économique de 20 % ou plus. La suppression des espèces permet simplement aux banques centrales de contenir les retombées des crises bancaires, et c’est un objectif partagé par les banques centrales partout dans le monde. De plus, ces mesures devraient accroître le montant des impôts perçus.
Dans tout cela, un service de paiement et d’épargne en or conforme à la charia est susceptible de jouer un rôle constructif, en aidant les gens à s’adapter aux pressions inévitables des gouvernements pour remplacer les espèces par les services bancaires et les technologies financières mobiles.
Le temps le dira. Il faut aussi convaincre les gens que l’or conservé et assuré dans des chambres fortes sécurisées est au moins aussi bien, sinon mieux, que celui gardé chez soi. Mais l’octroi d’une fatwa à la plateforme de Goldmoney est une évolution importante pour les musulmans pieux. C’est l’équivalent occidental de la mise en place d’un service de paiement et d’épargne éthique pour un usage quotidien.
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