Un vaste short squeeze est probable sur l'or

Graphique de l’or et de l’argent

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Cette semaine, l'or est passé sous le seuil des 2 000 $ avant de rebondir, et l'argent a connu un short squeeze classique. Lors des échanges européens de ce matin, l'or s'établissait à 2 005 $, après avoir testé le niveau de 1 985 $, soit une baisse nette de 19 $ par rapport à la clôture de vendredi dernier. L'argent valait 22,98 $, en hausse de 38 cents après avoir testé 21,95 $. Au Comex, le volume de l'or était modéré, mais bon pour l'argent, comme le montre le graphique ci-dessous :

Un graphique à barres bleues

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Le dernier rapport Commitment of Traders (6 février) indiquait que les fonds gérés (Managed Money, c'est-à-dire les fonds spéculatifs) du Comex étaient vendeurs nets de 4 599 contrats sur l'argent (22 995 000 onces), tandis que les Swaps (principalement les opérateurs des banques de métaux précieux) n'étaient vendeurs nets que de 820 contrats. Ils sont peut-être même revenus à l'équilibre mardi, lorsque le cours est passé sous 22 $ — nous le verrons dans la publication COT de ce soir. Mais le souhait des Swaps de ne pas se retrouver à découvert explique sans doute la hausse de 4,6 % de l'argent depuis mardi.

L'intérêt ouvert de l'argent au Comex, supérieur à 150 000 contrats, est proche de la moyenne à long terme ; associé à un volume sain de 66 000 contrats, il contraste fortement avec la situation de l'or, que nous abordons maintenant. 

Un graphique de graphique de graphique

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Examinons maintenant de plus près l'intérêt ouvert :

Un graphique montrant une ligne de courbes bleues

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Les chiffres préliminaires d'hier s'élèvent à 412 506 contrats, soit le niveau le plus bas depuis quatre ans. En fait, c'est le plus bas depuis décembre 2018, lorsque l'or avait été vendu jusqu'à passer sous 1 200 $. Le désintérêt actuel est comparable à celui de l'époque, qui avait précédé une phase haussière de 20 mois ayant porté le cours à 2 074 $.

Deux mois auparavant, en août 2018, les fonds gérés avaient atteint une position vendeuse nette record (109 454 contrats). La situation est moins extrême aujourd'hui, les fonds gérés étant acheteurs nets de 68 069 contrats au 6 février. Cela pose un problème aux banques de métaux précieux de la catégorie Swaps : en août 2018, elles étaient acheteuses nettes de 60 000 contrats et se trouvaient donc du bon côté du vaste short squeeze qui a suivi. Il y a dix jours, elles étaient vendeuses nettes de 143 623 contrats (14,36 millions d'onces, soit 446,7 tonnes), d'une valeur de 29,23 milliards de dollars. Voir le graphique suivant des positions vendeuses brutes et nettes :

Un graphique d’un marché boursier à découvert

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Le problème des Swaps tient à ce que l'autre catégorie qui prend normalement le côté vendeur, les Producteurs et Négociants, a réduit sa couverture à un niveau minimal. C'est ce que nous voyons maintenant.

Un graphique avec des lignes violettes

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Il est vrai qu'à la fin de 2018, la couverture des producteurs était à des niveaux similaires à ceux d'aujourd'hui, mais c'était prévisible lors d'une baisse telle que celle de l'époque. Aujourd'hui, la situation est différente. Avec un cours de l'or proche de ses plus hauts historiques, on s'attendrait à un niveau de couverture des producteurs bien plus élevé.

Compte tenu de ces aspects techniques, nous ne pouvons que conclure que la situation du contrat sur l'or au Comex pourrait devenir une menace systémique pour les banques de métaux précieux. Il apparaît de plus en plus clairement aux principaux acteurs (banques centrales, etc.) que les fondamentaux du dollar américain deviennent dangereux pour lui et menacent sa survie même. Pourtant, les banques de métaux précieux sont incapables de dénouer leurs positions vendeuses sur l'or. 

Le repli sous 2 000 $, qui sonde le terrain, sera-t-il la dernière occasion d'acheter de l'or avant qu'il ne s'envole sous l'effet d'un short squeeze, pouvant ainsi emporter certaines banques de métaux précieux ? C'est une possibilité qu'il ne faut pas écarter à la légère. 

De plus, depuis le début du mois, près de 45 tonnes d'or ont été présentées à la livraison. Et cela n'aurait jamais dû se produire !

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