



Après un léger repli en début de semaine, l’or et l’argent ont rebondi mercredi et jeudi. Les échanges ont été modérés, d’autant qu’ils ont été interrompus par des jours fériés : le Memorial Day aux États-Unis lundi, et le Jubilé de la Reine, qui a fermé Londres hier et aujourd’hui (vendredi). Sur la semaine, l’or a gagné 17 $ par rapport à la clôture de vendredi dernier et s’établit à 1 866 $ dans les échanges européens de ce matin ; sur la même période, l’argent a gagné 28 cents, à 22,38 $.
Les marchés financiers ont consolidé leurs pertes de marché baissier. Les rendements obligataires se sont détendus, les actions ont rebondi, tout comme le bitcoin, l’euro, la livre sterling et le yen. Mais les tendances baissières sous-jacentes pourraient revenir. Le pétrole WTI teste le niveau de 120 $ et Jamie Dimon, dirigeant de JPMorgan, a renforcé ses mises en garde sur la situation du secteur bancaire, sujet sur lequel nous reviendrons plus bas.
Les gouvernements européens cèdent aux exigences de Moscou, qui demande que les paiements d’énergie soient effectués en roubles.
Les banques de métaux précieux ont profité de l’occasion pour assainir leurs positions sur le Comex. L’intérêt ouvert sur l’or au Comex reflète l’ampleur de leur réussite.



Après avoir ramené l’intérêt ouvert à un plus bas de 505 854 contrats le 1er juin, elles semblent avoir atteint leur limite. Avec un cours de l’or en hausse et un indice du dollar pondéré par les échanges désormais en recul, de son pic de 104,85 à 101,68 actuellement, les fonds spéculatifs sont de plus en plus susceptibles de se positionner sur une nouvelle tendance haussière de l’or au Comex.
La catégorie Managed Money (fonds spéculatifs) n’est acheteuse nette que d’environ 60 000 contrats, soit à peu près la moitié de sa position moyenne à long terme. Quels que soient les efforts des banques de métaux précieux pour réduire leurs positions vendeuses, la position survendue de la catégorie Managed Money constitue un obstacle important.
L’environnement bancaire général évolue rapidement. Il y a seulement deux jours, Jamie Dimon, de JPMorgan, est passé d’une description de l’environnement bancaire comme orageux, neuf jours plus tôt, à celle d’un ouragan. Le signal est clair : JPMorgan va réduire son bilan et, là où elle va, toutes les autres banques d’importance systémique mondiale, les G-SIB, la suivront. Le groupe des banques agit toujours en troupeau, tour à tour animé par l’appât du gain et la crainte des pertes. Lorsque la peur prend le dessus et que les banques se protègent en retirant le crédit de l’économie et des marchés, une crise financière et bancaire s’ensuit toujours.
Il est rare que les marchés financiers reçoivent un signal aussi clair.
En ce qui concerne les salles de marché des banques de métaux précieux, elles auront des raisons de s’alarmer. Elles pourraient d’abord penser, non sans raison, que la détérioration des conditions du crédit bancaire entraînera des ventes massives d’actifs financiers par les fonds spéculatifs, qui réduiront toutes leurs positions acheteuses, y compris sur les contrats à terme sur l’or et l’argent. Mais cela doit être mis en regard des inquiétudes des investisseurs quant à la détention de liquidités sous forme de dépôts bancaires, à mesure que les risques systémiques du secteur deviennent leur principale préoccupation.
Compte tenu d’un manque structurel de liquidité physique en or et en argent, les effets d’une fuite hors des dépôts bancaires pourraient être spectaculaires. De plus, les dirigeants de banques exerceront presque certainement des pressions sur les salles de marché, sur tous les marchés, pour qu’elles réduisent leurs positions dès que possible.
Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux du ou des auteurs et ne reflètent pas ceux de Goldmoney, sauf mention expresse contraire. Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue en aucun cas, de la part de Goldmoney ou du ou des auteurs, un conseil juridique, financier, fiscal, d’investissement ou comptable. Vous ne devez pas agir ni vous fonder sur les informations contenues dans cet article sans avoir préalablement sollicité un avis professionnel indépendant. Le plus grand soin a été apporté pour garantir la fiabilité des informations de cet article ; toutefois, Goldmoney ne garantit pas qu’elles soient exactes, complètes ou à jour, ni qu’elles doivent être considérées comme une indication de résultats futurs, et elles ne doivent pas être utilisées comme telles. Goldmoney ne saurait être tenue responsable de toute réclamation, perte, dommage ou désagrément résultant de toute information ou opinion contenue dans cet article, et toute action entreprise à la suite des opinions et informations contenues dans cet article l’est à vos propres risques.
Les marchés financiers ont consolidé leurs pertes de marché baissier. Les rendements obligataires se sont détendus, les actions ont rebondi, tout comme le bitcoin, l’euro, la livre sterling et le yen. Mais les tendances baissières sous-jacentes pourraient revenir. Le pétrole WTI teste le niveau de 120 $ et Jamie Dimon, dirigeant de JPMorgan, a renforcé ses mises en garde sur la situation du secteur bancaire, sujet sur lequel nous reviendrons plus bas.
Les gouvernements européens cèdent aux exigences de Moscou, qui demande que les paiements d’énergie soient effectués en roubles.
Les banques de métaux précieux ont profité de l’occasion pour assainir leurs positions sur le Comex. L’intérêt ouvert sur l’or au Comex reflète l’ampleur de leur réussite.



Après avoir ramené l’intérêt ouvert à un plus bas de 505 854 contrats le 1er juin, elles semblent avoir atteint leur limite. Avec un cours de l’or en hausse et un indice du dollar pondéré par les échanges désormais en recul, de son pic de 104,85 à 101,68 actuellement, les fonds spéculatifs sont de plus en plus susceptibles de se positionner sur une nouvelle tendance haussière de l’or au Comex.
La catégorie Managed Money (fonds spéculatifs) n’est acheteuse nette que d’environ 60 000 contrats, soit à peu près la moitié de sa position moyenne à long terme. Quels que soient les efforts des banques de métaux précieux pour réduire leurs positions vendeuses, la position survendue de la catégorie Managed Money constitue un obstacle important.
L’environnement bancaire général évolue rapidement. Il y a seulement deux jours, Jamie Dimon, de JPMorgan, est passé d’une description de l’environnement bancaire comme orageux, neuf jours plus tôt, à celle d’un ouragan. Le signal est clair : JPMorgan va réduire son bilan et, là où elle va, toutes les autres banques d’importance systémique mondiale, les G-SIB, la suivront. Le groupe des banques agit toujours en troupeau, tour à tour animé par l’appât du gain et la crainte des pertes. Lorsque la peur prend le dessus et que les banques se protègent en retirant le crédit de l’économie et des marchés, une crise financière et bancaire s’ensuit toujours.
Il est rare que les marchés financiers reçoivent un signal aussi clair.
En ce qui concerne les salles de marché des banques de métaux précieux, elles auront des raisons de s’alarmer. Elles pourraient d’abord penser, non sans raison, que la détérioration des conditions du crédit bancaire entraînera des ventes massives d’actifs financiers par les fonds spéculatifs, qui réduiront toutes leurs positions acheteuses, y compris sur les contrats à terme sur l’or et l’argent. Mais cela doit être mis en regard des inquiétudes des investisseurs quant à la détention de liquidités sous forme de dépôts bancaires, à mesure que les risques systémiques du secteur deviennent leur principale préoccupation.
Compte tenu d’un manque structurel de liquidité physique en or et en argent, les effets d’une fuite hors des dépôts bancaires pourraient être spectaculaires. De plus, les dirigeants de banques exerceront presque certainement des pressions sur les salles de marché, sur tous les marchés, pour qu’elles réduisent leurs positions dès que possible.
Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux du ou des auteurs et ne reflètent pas ceux de Goldmoney, sauf mention expresse contraire. Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue en aucun cas, de la part de Goldmoney ou du ou des auteurs, un conseil juridique, financier, fiscal, d’investissement ou comptable. Vous ne devez pas agir ni vous fonder sur les informations contenues dans cet article sans avoir préalablement sollicité un avis professionnel indépendant. Le plus grand soin a été apporté pour garantir la fiabilité des informations de cet article ; toutefois, Goldmoney ne garantit pas qu’elles soient exactes, complètes ou à jour, ni qu’elles doivent être considérées comme une indication de résultats futurs, et elles ne doivent pas être utilisées comme telles. Goldmoney ne saurait être tenue responsable de toute réclamation, perte, dommage ou désagrément résultant de toute information ou opinion contenue dans cet article, et toute action entreprise à la suite des opinions et informations contenues dans cet article l’est à vos propres risques.