Charles Holt Carroll a défendu la monnaie saine dans une série d'essais incisifs parus durant les dernières décennies du XIXe siècle. Ils sont tous réunis ici, dans The Organization of Debt into Currency and Other Papers.
On sait peu de choses de Charles Holt Carroll (1799-1890). Seule se dessine la silhouette d'un homme resté dans l'ombre. On aimerait en savoir davantage sur ce négociant qui a écrit avec tant de vigueur sur la question monétaire.
Ce que nous savons, en revanche, c'est son attachement à la monnaie forte et son refus constant de la banque à réserves fractionnaires sous toutes ses formes. Comme le souligne Murray Rothbard dans son histoire de la pensée économique : « Fervent partisan du libre-échange et du laissez-faire, Carroll… fut le dernier des jacksoniens, continuant à défendre la cause de la monnaie ultra-forte bien après le revers considérable qu'elle avait essuyé durant la guerre de Sécession. » Les essais de Carroll constituent une critique décisive de la monnaie papier, de l'expansion du crédit et des pratiques bancaires malhonnêtes.
Carroll a avancé plusieurs arguments remarquables contre le système de la « monnaie fictive » : il repose sur une confusion de pensée ; il crée un état d'endettement permanent ; il conduit à l'appauvrissement de la nation plutôt qu'à la prospérité ; il entraîne l'inflation des prix ; il mène inévitablement à des ruées bancaires, puis à des crises bancaires systémiques ; et il redistribue injustement la richesse des personnes honnêtes et laborieuses vers les banquiers et leurs complices.
Cette édition est la première disponible depuis très longtemps. Nous avons encore beaucoup à apprendre de ce mystérieux défenseur de la monnaie forte.