Quel à-propos. L’ouvrage extraordinaire de Rothbard perce le mystère de la banque : ce qui relève d’une entreprise légitime et ce qui relève d’un jeu de bonneteau garanti par l’État, voué à ne pas durer. Son explication est assez claire pour que chacun puisse la suivre, tout en étant assez précise et rigoureuse pour en faire le meilleur manuel pour les cours universitaires sur le sujet. Cela tient à sa clarté d’exposition, dans son histoire comme dans sa théorie, pratiquement sans équivalent.
Plus particulièrement, il recourt à la méthode des comptes en T pour expliquer la relation entre dépôts et prêts, montrant l’instabilité inhérente de la banque à réserves fractionnaires et la manière dont elle prépare le terrain à la centralisation, à l’inflation et au cycle d’expansion et de récession.
Mais il y a davantage. Cet ouvrage explique les origines de la monnaie et sa signification dans le libre marché. La théorie abstraite y est présente, mais toujours accompagnée d'applications concrètes tirées de l'histoire et de la pratique bancaire moderne. Pas un paragraphe ne s'écoule sans un exemple puisé dans la connaissance considérable qu'a l'auteur du sujet.