Malgré tous leurs efforts pour déloger les haussiers, les opérateurs institutionnels positionnés à la baisse ont échoué. Et, tel le canari dans la mine, l’argent attire des acheteurs…

Cette semaine, l’or a poursuivi sa consolidation à proximité de ses plus hauts historiques, tandis que l’argent a commencé à se redresser après sa récente tendance baissière. Lors des échanges européens de ce matin, l’or s’établissait à 1 642 $, en hausse de 31 $ par rapport à la clôture de vendredi dernier, tandis que l’argent, à 28,25 $, gagnait 75 cents. Les adeptes des vagues d’Elliott noteront la correction classique en A-B-C de l’argent depuis la fin mai, qui annonce le début d’une nouvelle phase haussière pouvant potentiellement le porter au-delà de 40 $.
Notre attention doit se porter sur l’or. Chaque jour cette semaine, l’or s’est montré ferme, voire en hausse, pendant ou après les échanges asiatiques, avant de reculer pendant les heures du Comex. Les baisses ont été particulièrement marquées mercredi et jeudi, à la suite de publications statistiques. Quiconque examinerait objectivement les statistiques concernées les jugerait sans signification, sauf les opérateurs des banques de métaux précieux qui cherchent désespérément à clôturer leurs positions vendeuses.
Leur difficulté tient à ce que, chaque fois qu’ils essaient, ces Chinois importuns entrent sur le marché, pour acheter de l’or physique et parfois aussi des contrats à terme sur le Globex et sur le Shanghai Futures Exchange. Le résultat est que, malgré leurs efforts, l’or au comptant se situe ce matin à moins de 20 $ de son plus haut historique du 14 août. Cela ne représente que 0,6 % sous un seuil de rupture. Place maintenant au graphique technique.

Le prix ayant trouvé un support sur la moyenne mobile à 55 jours, ce drapeau ascendant indique que la dynamique sous-jacente est fortement haussière, ce qui nous permet d’envisager un objectif de 3 000 $ et plus à un horizon de trois à quatre mois. Il n’est pas étonnant que les Swaps du Comex cherchent désespérément à clôturer leurs positions vendeuses, dont la valeur totale fait l’objet de notre prochain graphique.

Une percée à 3 000 $ pourrait être une épreuve vitale pour certaines banques de métaux précieux, et nécessiter une opération de sauvetage en coulisses afin de garantir l’intégrité du contrat.
Il est plus qu’extraordinaire que ces signaux limpides ne suscitent aucun intérêt sur les marchés de capitaux occidentaux. Hormis une petite minorité d’opérateurs qui pratiquent l’arbitrage de paires entre l’or et le dollar, l’intérêt du public est aussi proche de zéro qu’il est possible de l’être.
L’indice du dollar pondéré par les échanges commerciaux est désormais en train de passer à la baisse, ce qui confirme ces évolutions. C’est l’objet du prochain graphique.

Il confirme que la faiblesse du dollar est susceptible de faire monter l’or et que les opérateurs d’arbitrage de paires exerceront une pression sur les Swaps, en plus de la demande asiatique (chinoise).
On prend de plus en plus conscience que, le déficit budgétaire américain atteignant déjà 8 % du PIB, les signes d’une récession imminente (règle de Sahm, etc.) sont de très mauvaises nouvelles. Les recettes fiscales vont diminuer et les dépenses sociales augmenter. De plus, les deux candidats à la présidence étant dépensiers, le déficit va non seulement échapper à tout contrôle, mais, les étrangers étant vendeurs nets de titres du Trésor américain, une crise de financement se profile, qui ne pourra être résolue que si la Fed la monétise.
Lorsque cela apparaîtra clairement aux investisseurs complaisants des marchés de capitaux occidentaux, qui ont jusqu’ici ignoré l’or, le taux de change dollar-or cessera-t-il de monter à 3 000 $ ?
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