L’indice pondéré par les échanges du dollar et les rendements obligataires reculent

Graphique de l’or et de l’argent

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Avant un possible test du seuil des 2 000 $, l’or a consolidé ses récentes hausses cette semaine, et l’argent a bien résisté. Ce matin, lors des échanges en Europe, l’or s’établissait à 1 995 $, en hausse de 15 $ par rapport à la clôture de vendredi dernier, et l’argent à 23,70 $, inchangé sur la semaine. Les volumes au Comex étaient soutenus, malgré le congé de Thanksgiving aux États-Unis.

L’intérêt ouvert sur les deux contrats du Comex progresse, comme le montre le graphique ci-dessous.

Graphique de l’or et de l’argent

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L’intérêt ouvert sur l’or dépasse désormais 500 000 contrats, ce qui met sous pression les vendeurs à découvert, principalement les desks de négociation des banques de métaux précieux, tandis que l’argent demeure à la peine. D’après les rapports Commitment of Traders, la position des swaps sur l’or (principalement des banques de métaux précieux) est présentée ci-dessous et reflète le resserrement progressif de leurs positions. 

Un graphique représentant un marché boursier

Description générée automatiquement avec un niveau de confiance moyen

Les swaps ont un problème. Leur cible habituelle, les gestionnaires de fonds, malheureux, détient une position nette acheteuse inférieure à celle de la catégorie « Other Reported », dont certains acteurs utilisent le papier du Comex pour garantir une livraison et sont moins vulnérables aux attaques à la baisse. En outre, la catégorie des producteurs/négociants, qui couvre ses livraisons futures sur le marché en étant vendeuse nette, a nettement réduit son exposition au fil du temps.

Un graphique montrant une courbe

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La responsabilité de la vente à découvert retombe donc sur les swaps, ce qui compromet leur capacité à gérer le prix. Il devient de plus en plus probable que les swaps perdent le contrôle du cours de l’or, sachant qu’une percée convaincante au-dessus de 2 000 $ risque de déclencher un afflux de demande acheteuse.

Pour les swaps, la position sur l’argent est précaire pour d’autres raisons, notamment le manque flagrant de négociabilité des contrats. La position des gestionnaires de fonds est proche de l’équilibre, ce qui témoigne globalement de leur manque d’intérêt. Les swaps sont eux aussi à peu près équilibrés, vendeurs nets de moins de 2 000 contrats. Contrairement à l’or, le facteur décisif est la couverture des producteurs, qu’il s’agisse des producteurs d’argent ou de leurs représentants bancaires.

Compte tenu de la volatilité de l’argent, cela se comprend. Mais si l’or franchit durablement le seuil des 2 000 $, les producteurs seront-ils aussi pressés de vendre leur production à terme ? Les sociétés juniors, à court de trésorerie et ayant besoin de financement, n’ont pas le choix. En revanche, les grands producteurs rentables risquent de réduire, voire de cesser leurs opérations de couverture.

Combiné au manque de liquidité du marché, l’effet sur le cours de l’argent pourrait être explosif.

La baisse de l’indice du dollar pondéré par les échanges, maintenant que les rendements obligataires se sont détendus, sous-tend la configuration actuelle du marché des métaux précieux. Dans l’establishment financier, ce sera un soulagement général, en particulier à la Fed. Celle-ci doit faire face à deux problèmes urgents. Le premier est le financement d’un déficit du gouvernement américain en forte hausse, rendu quasiment impossible lorsque les obligations sont en marché baissier. Le second est de répondre aux plaintes des banques centrales étrangères quant aux effets désastreux de la politique de taux de la Fed sur leurs devises et leurs obligations.

Cette nouvelle tendance semble soutenir l’or, qui garde un œil sur les implications inflationnistes. Et les détenteurs étrangers de dollars, face à la perspective d’un rebond des bons du Trésor et d’une baisse du dollar, vont probablement devenir vendeurs de dollars au profit de l’or.

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